Jeunesse
Nazik Al-Mala’ika
C’est en vain que tu rêves, ô poétesse
mienne, entre un matin et un soir, sans répit,
à ce qu’est cette existence.C’est en vain que tu demandes
pourquoi le secret n’est pas dévoilé,
pourquoi l’on ne t’accorde pas
le don de briser les chaînes.A l’ombre du saule, tu as passé
tes heures dans la perplexité,
sous les coups douloureux
que t’infligeaient ces énigmes,questionnant l’ombre,
alors que l’obscurité ne sait rien
et que les destinées connaissent
tout ce qu’elle ignore.Desespère-toi donc, jeune fille…
La vie et ses secrets échappent encore à l’emprise
commune. Qu’espérais-tu à la fin ?Des humains par myriades sont venus en ce monde
avant que tu n’y viennes. Et puis,
ils ont passé, ils ont cessé de vivre.J’aimerais bien savoir ce qu’ils ont récolté
de leurs nuits… savoir vers où ont fui
leurs plaisirs et leurs fêtes.Il ne reste plus d’eux
que des tombeaux endeuillés,
bâtis sur le rivage de la vie.
Poezie de sambata
iunie 26, 2010 de adinab




